Le rallye est une discipline de sport automobile. Initialement défi de rassemblement pour aristocrates aisés, la discipline a
beaucoup évolué pour devenir une course de vitesse. Les rallyes modernes ont pour particularité de ne pas se pratiquer sur un
circuit mais sur des route fermées au public pour l'occasion. Les épreuves se déroulent sur différents types de terrains (terre,
neige asphalte, etc), et sont composées de plusieurs étapes (parfois courues de nuit), avec une suite d'épreuves allant d'un point
à un autre. Les épreuves chronométrées sont appelées épreuves spéciales, les parties non chronométrées sont appelées étapes de
liaison. Les véhicules utilisés sont généralement des modèles de série modifiés suivant les possibilités offertes par le règlement N
1. Le pilote du véhicule est assisté par un copilote qui lui annonce les caractéristiques de la route à l'avance. Le gagnant est
généralement déterminé par l'addition des temps pour effectuer les épreuves spéciales, bien que dans certains rallyes, le gagnant
soit déterminé par un temps idéal pour effectuer les épreuves spéciales.
Les technologies des rallyes
L'arrivée en rallye des constructeurs et de leurs intérêts financiers a donné un coup en avant au développement des technologies:
les pneus, transmissions et suspensions ont été les plus impactées. Les technologies comme les ABS ont été peu utilisé en rallye,
où le blocage des roues et la glisse est un élément essentiel du pilotage29.
Les pneus ont été la cible de beaucoup de progrès; le rallye est une discipline dans laquelle les terrains rencontrés sont très
variés, parfois lors d'une même épreuve. La nécessité de disposer de pneus efficaces sur neige, glace, gravier, boue, macadam, etc,
a permis le développement des gommes et des sculptures. Dans les années 1980, Pirelli crée une gamme de pneus dont les flancs sont
renforcés; en cas de crevaison, la voiture n'est pas totalement immobilisée30. Au rallye de l'acropole de 1987, des pneus ATS
(Appui Temporare Souple), fabriqués par Michelin, sont utilisé pour la première fois. Initialement imaginés pour les véhicules
blindés, ces pneus sont remplis d'une matière caoutchouteuse comprimée sous la pression, et qui s'expand lorsque la pression d'air
baisse : en cas de crevaison, le fonctionnement de la roue est assuré31 (sauf dans le cas où le pneu ou la jante sont totalement
détruits). Cette technologie connait quelques défaut à ses débuts, la mousse ayant tendance à trop chauffer lors des courses, mais
elle finit par s'imposer et est, en 2010, utilisée par toutes les écuries. L'impact de ces pneus est énorme, car les pilotes sont
alors libérés de la crainte des crevaisons, et élargissent leurs trajectoires pour utiliser largement les bas côtés, là ou quelques
années avant, la voiture devait rester prisonnière de la route. L'efficacité de l'ATS est telle que les crevaisons deviennent
invisibles : Didier Auriol, par exemple, fut le plus rapide lors de la spéciale 14 du rallye de l'Acropole 1989, alors que deux de
ses pneus étaient crevés30...
Une technique visible lors des courses concerne les turbocompresseurs équipant les moteurs : en 1993, Hannu Mikkola inaugure le
bang bang sur sa Toyota32, qui permet de supprimer le temps de réponse du turbo. Cette technique consiste, lorsque le moteur est
à bas régime et que le turbo n'est donc pas efficace, à modifier l'allumage du moteur en injectant de l'essence lorsque les gaz
brûlés sont expulsés. Le mélange explose ensuite dans la ligne d'échappement chauffée au rouge, et l'augmentation du débit des
gaz entraine la turbine du compresseur comme si le moteur était à haut régime. L'avantage est un gain en puissance, les
inconvénients sont une grande consommation d'essence et une durée de vie limitée pour la ligne d'échappement.
DUn équipage de rallye est composé d'un pilote et d'un copilote. Le copilote étant là pour annoncer les notes que l'équipage a
pris lors des reconnaissances. Les reconnaissances se définissent de la manières suivante : l'équipage (pilote et copilote) passent
sur les différentes spéciales pour prendre des notes, c'est-à-dire noter comment se présentent les différents virages. Ces
reconnaissances sont faites avec des voitures de série, souvent quelques jours avant le départ du rallye. Lors des reconnaissances
la vitesse est très souvent limitée (le plus souvent à 50km/h), et le nombre de passages de reconnaissance pour une même spéciale
est limité, variant selon les rallyes. En mondial on va même jusqu'à installer des balises GPS pour vérifier que cette limitation
est respectée.
Le pilotage se différencie du pilotage sur circuit par la nécessité d'une capacité à l'improvisation, l'état de la piste n'étant
jamais parfaitement connu. Le contrôle de la voiture au delà des limites d'adhérence est donc en général primordial (il est moins
important sur macadam). Dans ces conditions, les pilotes finlandais, peut être habitués à la conduite sur leurs routes nationales
souvent couvertes gravier ou glace, ont souvent tiré leur épingle du jeu: en octobre 2010, ils détiennent 14 des 34 titres de
pilotes en championnat du monde. La France suit avec 8 titres (dont 7 pour Sébastien Loeb), l'Italie avec 3 titres, la Grande
Bretagne, l'Allemagne, la Suède, l'Espagne et la Norvège avec 2, et la Norvège avec un titre.
Des femmes ont couru des rallyes de championnat du monde (Marie Claude Beaumont, Christine Beckers entre autres), et en ont gagné
(Pat Moss gagna le dernier véritable Liège-Rome-Liège en 1960)33. La plus connue est Michèle Mouton, qui est la première pilote
professionnelle, et la première femme à gagner un rallye du championnat du monde 'moderne', au San Remo en 1981, sur une Audi
Quattro33. Elle rate de peu le titre de championne du monde en 1982, titre qui est remporté par Walter Röhrl34. Les femmes pilotes
en championnat du monde restent rares; Michèle Mouton témoigna que la cohabitation était parfois difficile avec les autres pilotes,
ainsi qu'avec les spectateurs qui la considéraient comme une « bête de foire »
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Rallye_automobile
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